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La musculation chez les coureurs de fond

L’économie de course peut être définie comme le coût en oxygène requis à une vitesse donnée. La variabilité interindividuelle de l’économie de course est d’environ 15 % chez les coureurs de fond entraînés. Plusieurs éléments peuvent déterminer l’économie de course, notamment des caractéristiques anthropométriques (distribution du poids corporel), musculaires, physiologiques (type de fibres) et mécaniques (longueurs des foulées, temps de contact au sol).

Les entraîneurs de coureurs de fond ont souvent tendance à laisser peu de place à la musculation dans leurs programmes d’entraînement. Par contre, plusieurs études suggèrent qu’il existe un lien entre les caractéristiques neuro-musculaires et l’économie de course. Dans la présente étude, on a comparé l’effet de deux programmes de musculation sur l’économie de course.

Pour ce faire, 16 coureurs de fond entraînés ont été divisés en deux groupes et ont suivi un programme de musculation soit « en force » (6 RM), soit « en puissance » (12 RM effectuées de façon explosive), d’une durée de quatre semaines. Un test maximal progressif sur tapis roulant, un test de saut vertical, un test de 1 RM au leg press et un test sous-maximal de course à pied à intensité constante donnée ont été effectués avant et après la période d’entraînement.

Au terme du programme de musculation, une amélioration significative (6,2 %) de l’économie de course a été observée uniquement chez le groupe ayant effectué de la musculation « en force ».

Puisque qu’une courte période de musculation (4 semaines) semble efficace pour améliorer l’économie de course chez les coureurs d’endurance, les entraîneurs de course à pied ont sans doute intérêt à accorder une place à la musculation dans les plans annuels, en privilégiant l’entraînement « en force » davantage que l’entraînement « en force-vitesse ».

Source : Guglielmo LG, Greco CC et Denadai BS (2009) Effects of strength training on running economy. Int J Sports Med 30(1):27-32.

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